Et soudain, la ola nous a submergés. Un vent de folie pour accompagner le souffle de fraîcheur nommé Moïse Kouamé. Un air de renouveau pour un gamin de 16 ans dont Montpellier est immédiatement tombé amoureux. Elle vient de loin cette tempête, elle se nourrit d’édition en édition. Entre une pointe de frustration, celle de devoir attendre un an pour remettre ça, et le plaisir défendu de pouvoir enfin se déchaîner à nouveau, de faire souffler l’ouragan sur la Sud de France Arena l’espace d’une semaine.
Écoutez… C’est d’abord un fourmillement. Une petite musique qui s’infiltre, gonfle pour devenir symphonie. À vous aussi, on vous le dit quand s’approche le mois de février ? « Il y a un truc qui a changé dans tes yeux ! »… Mais oui… Sous les paupières, les pupilles se dilatent et auraient tendance à s’arrondir en petites balles jaunes par exemple…
Aux antipodes, lorsque les clameurs traversent les océans depuis l’Australian Open, l’amateur de tennis sait que l’hibernation est terminée. Son rendez-vous, LE rendez-vous est arrivé.
L’Open Occitanie, c’est une boîte de chocolat. Sans surprise, on sait qu’on la trouvera sous le sapin. Et qu’on va l’adorer, la déguster, avec les yeux de l’enfance et le regard plein de gourmandise. Jour après jour, goulûment. L’Open Occitanie a un côté magique. Le tournoi réussit à faire de l’habitude un moment exceptionnel.
Alcaraz, Sinner, Zverev… Les meilleurs joueurs du monde sont venus lui donner ses lettres de noblesse. Félix Auger-Aliassime revient y défendre son titre. Montpellier avait lancé son extraordinaire année 2025 jusqu’à sa cinquième place mondiale. Arthur Géa déboule pour confirmer sa forme australienne, Arthur Fils retrouver la sienne, après six mois à soigner son dos.
Le plaisir est partout. Les attentes multiples. L’émotion palpable. Montpellier sera là pour dire adieu à un monument du tennis mondial. À 40 ans, Stan Wawrinka et ses trois titres de Grand Chelem tire sa révérence. Montpellier est prêt à l’accompagner dans son dernier tour de piste.
Et jusqu’à dimanche, à hurler sa joie, sa déception parfois, son plaisir tout le temps. À retenir son souffle souvent et ses larmes le plus longtemps possible. À vivre. Et vivre pleinement. Tout simplement