Il n’était pas né en juillet 2006, Moïse, lorsque Stan a remporté son premier tournoi ATP (contre un certain Novak Djokovic). Et n’avait toujours pas touché une raquette lorsqu’il a remporté son premier Grand chelem sur l’Australian Open en 2014. Vingt-quatre ans séparent Stan Wawrinka de Moïse Kouame. Vingt-quatre ans, soit le plus extraordinaire passage de témoin entre une joueur qui aura marqué l’histoire de son sport et un talent exceptionnel de jeunesse.
Les spectateurs de l‘Open Occitanie vivent un moment privilégié. D’un côté, le dernier tour de piste d’une légende du tennis mondial et ses trois titres du Grand chelem. Djokovic, Alcaraz, Sinner… ils ne sont plus que trois en activité à posséder plus lourde carte de visite. De l’autre, l’éclosion d’un surdoué porté par une hype d’enfer. 16 ans, une aura de zinzin et ce chiffre qui fait rêver. Ils n’ont été que six prodiges (dont Gasquet et Nadal deux fois) à se qualifier de façon plus précoce sur le circuit ATP. Deux époques, deux attentes formidables. Et au milieu, l’Open Occitanie comme magnifique trait d’union.